<%@LANGUAGE="VBSCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Ordinations
Témoignage de Guillaume Meunier à découvrir dans la revue Visages d'Église :

"Je suis né en 1982, à Saumur, où j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans. Baptisé enfant et catéchisé, j’ai grandi dans une famille croyante pratiquante.
"Tout ce que vous avez fait
à l'un de ces petits
qui sont mes frères,
c'est à moi
que vous l'avez fait"

(Mt 25, 40).
Le dimanche 13 décembre 2009 seront ordonnés 2 diacres : GUILLAUME MEUNIER et AYMERIC DEBOUARD en vue du ministère presbytéral.

Eglise St Nicolas à SAUMUR
15H3O

Désirant prendre le temps pour réfléchir, j’ai fait des études d’histoire à l’UCO à Angers, tout en commençant le séminaire « en alternance » avec les GFU1. Ensuite, je suis devenu professeur d’histoire géographie et j’ai enseigné pendant deux ans (au collège Sainte Anne à Saumur puis dans un collège à Nantes avec des élèves en difficulté scolaire). Depuis 2007, je suis au Séminaire des Carmes à Paris, et depuis cette année en paroisse dans le 20e arrondissement. Je suis très marqué par les rencontres que j’ai pu vivre pendant ces années. Elles ont été parfois décapantes, mais toujours constructives.

C’est avec joie et confiance que je me prépare au ministère diaconal. Joie d’être serviteur du Christ et de son Eglise. Confiance dans son soutien et dans celui des chrétiens."

Les Groupes de Formation universitaire (GFU) sont un parcours de premier cycle de séminaire ouvert à des étudiants qui se posent la question d’être prêtre et leur permettant de commencer le séminaire tout en poursuivant leurs études.
Engagé au scoutisme, je suis devenu servant d’autel vers l’âge de 11 ans, pour comprendre ce qui se passe à la messe. C’est à cette époque que j’ai ressenti pour la première fois l’appel à être prêtre. Je rends grâce pour les personnes qui l’ont accueilli avec moi et qui l’ont fait grandir : parents, animateurs d’aumônerie, prêtres, …
Témoignage d'Aymeric De Brouard

"Tu n'as jamais pensé à devenir prêtre ?" Lorsque cette question m'a été adressée, il y a plusieurs années, à l'issue d'une longue conversation sur la foi avec un ami étudiant non croyant, j'ai été bien surpris... et en même temps pas tant que ça !

C'est d'abord par ma famille que j'ai reçu la foi. Enfant, j'ai aussi appris à aimer le Christ par le service de l'autel et le scoutisme. A l'âge de 12 ans, après le témoignage d'un séminariste sur sa vocation, ma réaction a été de me dire "Il a de la chance d'avoir été appelé par Dieu ! Et si cela m'arrivait à moi aussi un jour ?" Je gardais cette éventualité au plus profond de moi, en grandissant dans une attitude de disponibilité.
Quelques années plus tard, lors d'un week-end d'aumônerie de mon lycée, je fis à nouveau l'expérience d'être profondément interpellé par le témoignage d'un séminariste. La paix et la sérénité qu'il dégageait me laissèrent entrevoir le bonheur d'une vie donnée à la suite du Christ. La vocation de prêtre se présentait à nouveau à moi comme une éventualité sérieuse. L'été suivant, je participai au JMJ de Paris, là, je fus frappé par la foule de jeunes venant du monde entier pour prier ensemble à l'appel de Jean-Paul II. C'est à cette occasion que j'ai réellement pris conscience de la dimension universelle de l'Eglise, riche des différentes sensibilités qui la composent. Une belle invitation à élargir mes horizons et à sortir de mes préjugés ! L'année du bac, je portais toujours cette question de vocation, mais sans trop savoir quoi en faire... Je me lançai donc dans des études supérieures en me disant "Je me donne deux ans pour réfléchir sérieusement à la question et essayer de savoir si oui ou non le Seigneur m'appelle." Au bout de ces deux ans, je n'avais toujours pas la réponse que j'attendais, et pour cause... je n'avais rien entrepris pour la trouver ! J'ai donc poursuivi mes études, en tout cinq belles années riches d'amitiés, de sorties, de grandes conversations, de voyage, d'échanges d'idées... Durant cette période, je continuais d'être disponible à la question de la vocation, mais dans un attitude plutôt passive : "Si le Seigneur veut de moi comme prêtre, qu'il me le fasse savoir clairement !"
Après toutes ces années, il était temps que je me penche sérieusement sur le sujet. Ne sachant pas trop par quel bout le prendre et puisque je n'étais pas parvenu à grand chose tout seul, j'ai commencé par demander au Seigneur de m'y aider. Peu de temps après, j'entendis parler des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola. Après une retraite de 5 jours, j'ai fini par comprendre qu'il ne fallait pas attendre de Dieu un signe en particulier... en fait, il m'en donnait tous les jours ! Que ce soit dans la prière, à travers des rencontres, des conversations, des lectures ou encore par mon expérience de bénévole au Secours Catholique. Alors, j'ai appris à repérer et déchiffrer ces signes avec un père spirituel pour tenter d'y voir plus clair sur la volonté du Seigneur.
Dans le même temps, j'ai exercé pendant un an et demi le métier de consultant interne en Ressources Humaines. Bien que très épanoui autant dans mon travail qu'au niveau social, je sentais qu'une partie de moi aspirait à quelque chose d'autre. La réponse a fini par m'apparaître comme une évidence après une deuxième retraite : le Seigneur m'appelait bien comme prêtre à la suite du Christ, au service de son Eglise !
Toutes ces années d'hésitation avant de répondre librement à cet appel m'ont permis de mesurer à quel point Dieu ne cherche jamais à s'imposer dans nos vies. Et pourtant, dans sa grande fidélité, il ne se lasse jamais de nous appeler.

C'est donc dans la joie et la paix que j'ai débuté ma formation au séminaire inter-diocésain de Nantes que je poursuis maintenant au séminaire des Carmes. Mais tout n'est pas encore joué pour autant ! Les six années de formation du séminaire sont aussi un temps pour éprouver cet appel qui résonne en moi et me préparer à vivre pleinement cet engagement. La vie communautaire (et ses aléas !) est souvent un bon moyen pour apprendre à mieux connaître ses qualités et ses limites... Les cours suivis au séminaire, tout en éclairant ma compréhension de la foi constituent également un bon carburant pour la vie spirituelle: j'apprends à mieux aimer dans la prière ce que j'apprends à mieux connaître dans les salles de cours... et réciproquement ! Enfin, mes différentes activités pastorales auprès de paroissiens, d'enfants au caté ou encore en maison de retraite me donne de découvrir de plus près ce qui fait la vie d'un prêtre : ses difficultés et ses joies !

Aujourd'hui j'ai bien conscience que les missions auxquelles je pourrai être appelé en tant que diacre puis plus tard en tant que prêtre me dépassent complètement. Témoigner de l'amour de Dieu, rendre présent le Christ au monde par les sacrements, aider les hommes à discerner les signes de l'Esprit : serai-je à la hauteur? Les apôtres appelés par le Christ n'étaient pas des "sur-hommes", mais ils lui ont fait confiance et ont accepté de le suivre. Ainsi, ce ne sont pas d'abord les propres mérites des hommes qui rendent leur ministère fécond, mais le Seigneur qui agit à travers ceux qui s'abandonnent à sa volonté. C'est donc le coeur plein de joie que je m'apprête à répondre "Me voici" à l'appel de l'Eglise !